L'nion Pour la Méditerrannée, ce grand projet fut initialement présenté lors de la campagne électorale, vendu à l'électorat français comme une alternative
proposée à la Turquie comme lot de consolation face au refus catégorique du candidat Sarkozy de lui laisser un jour la possibilité d'adhérer à l'Union européenne.
"C'est dans la perspective de cette union méditerranéenne qu'il nous faut envisager les relations de l'Europe et de la Turquie", disait-il en guise d'explication.
C'était l'époque où Nicolas Sarkozy n'hésitait pas à froisser l'orgueil turc et pouvait déclarer:
"Si la Turquie était européenne, ça se saurait."
La réaction turque fut claire et nette: l'Union méditerranéenne ne peut pas remplacer une adhésion à l'UE.
En en faisant une voie de garage pour la Turquie, Nicolas Sarkozy avait déjà plombé son ambitieux projet (et les intérêts français en Turquie au passage).